NEUKÖLN « HEROES »

INFO

NEUKÖLN « HEROES » [2011-2013]

 
In collaboration with Hannah Darabi
Book published in November 2013 by Bartleby & Co., Bruxelles (B)
 
EN/ 
Neuköln « Heroes » can be conceived as a journey through time, in which David Bowie would be the main driver.
 
In the mid seventies, David Bowie, tired of the tumultuous life of Los Angeles, finds Berlin – as a
destination where he could be anonymous – especially attractive. The books of Christopher Isherwood, Mr Norris changes trains in particular, which describe the decadent Berlin of the thirties, is stimulating for him.
In 1977 the album « Heroes », made entirely in Berlin, is released. One of the instrumental pieces of the B-side, Neuköln, restores strongly a sense of hardness and sadness that Bowie felt in relation with residents of this popular area where, as he said later, « Turks are shackled in bad conditions ».
 
Thirty five years later, Hannah Darabi and Benoit Grimbert photographed this area. A contemporary counterpoint to Neuköln of « Heroes », these photographs evoke both the present time, and the time that goes by, or on the contrary stands still. It is primarily a « cataract of times » that confronts us in this book which, by going through texts such as Siegfried Kracauer’s Employees or Franz Hessel’s Walks through Berlin, or even film stills from People on Sunday (Robert Siodmak), also echoes Berlin 30s’ Isherwood.
 
FR/ 
Neuköln « Heroes » peut être conçu comme un voyage dans le temps, dont David Bowie serait
le principal conducteur.
 
Au milieu des années soixante dix, David Bowie est las de la vie tumultueuse de Los Angeles, et l’anonyme Berlin lui apparaît alors comme une destination des plus attirantes.
Sa lecture des livres de Christopher Isherwood, Mr Norris changes trains notamment, qui décrit le Berlin décadent des années trente, le stimule particulièrement.
En 1977 sortira l’album « Heroes », entièrement réalisé à Berlin. L’un des morceaux instrumentaux de la face B, Neuköln, restitue avec intensité le sentiment de dureté et de tristesse que Bowie a ressenti au contact des habitants de ce quartier populaire où, comme il le dira plus tard, les « Turcs sont réduits à une considération misérable. »
 
Trente cinq ans plus tard, Hannah Darabi et Benoit Grimbert ont photographié ce quartier. Contrepoint contemporain au Neuköln de « Heroes », ces photographies parlent à la fois du moment présent, et du temps qui passe, ou au contraire ne passe pas. Car c’est avant tout à un « télescopage des temps » que nous confronte ce livre qui, par le détour de textes de Siegfried Kracauer (Les Employés), ou Franz Hessel (Promenades dans Berlin), ou encore de photogrammes du film Les hommes le dimanche (Robert Siodmak), fait également écho au Berlin des années 30 d’Isherwood.